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Les Chroniques du Quatrième Empire – Livre I: Les Crocs d’Océane – Arnaud A.L. Pirodon

Découvrez le Quatrième Empire, contrée de légendes où se côtoient les valeureux chevaliers fidéchiens et les éminents dignitaires félichats. Là, les capes répondent aux épées, les pierresprits illuminent les rues sitôt la nuit tombée, et d’immenses navires volants écorchent les cieux.

Voguez vers l’orient et découvrez Océane, la cité lumière. Réfugiée au coeur d’un duché frondeur, siège des arts et de la culture, Océane est belle, effrontée, déconcertante… Chargée d’histoire. En parcourant ses pavés, ses ruelles et ses traboules, rencontrez le clan de la Fière-Patte et son rival, celui du Croc-Vengeur. Assistez à la lutte qui oppose les maisons Vyderis et Griffonis.

Faites la connaissance de Mahoo, mercenaire félichat à l’âme trouble, ainsi que de Barthélémus, l’étrange fidéchien persuadé qu’Océane est hantée, et qu’elle court à sa perte…

Maison d’édition
Livre auto-édité

Appréciation personnelle
Je remercie Arnaud Pirodon, pour ce partenariat proposé via le forum Lecture Imaginaire.

Voici une saga de cape et d’épée pour le moins originale et surprenante que propose Arnaud Pirodon dans ce premier tome des Chroniques du quatrième Empire.

La première raison pour laquelle je me suis proposée pour ce partenariat est le résumé de la quatrième de couverture. J’avais envie d’en savoir plus sur Océane et l’univers chevaleresque teinté de fantaisie imaginé par l’auteur. Sur ce point, je n’ai pas du tout été déçue!

Imaginez un univers aux allures médiévales peuplé exclusivement d’animaux sans la moindre trace d’un quelconque humain. Vous y croiserez entre autres les valeureux fidéchiens, les malicieux félichats, les érudits et sages tortuges, les terrifiants et sauvages hurloups et autres pestirats.

Imaginez à présent Océane, ville portuaire, siège des arts et de la culture à l’architecture magnifique, également rebaptisée « la cité lumière » pour le splendide spectacle qu’elle offre à la lueur des pierresprits une fois la nuit tombée.

Mais ne vous fiez pas à son apparente sérénité. En effet, Océane est le théâtre de querelles ancestrales entre deux clans fidéchiens, d’un côté la Fière-Patte et de l’autre le Croc-Vengeur qui se disputent sans relâche la gouvernance de la ville. Ou seraient-ce les maisons félichates qui tirent les ficelles dans l’ombre? Les riches marchands de la maison Vydéris, ou les éminents dignitaires férus d’art de la maison Griffonis? Et qu’en est-il des sournois mercenaires de la maison Crepusculis? Trahisons et complots sont au rendez-vous.

Malheureusement, de par la foule de personnages apparaissant au fur et à mesure de la lecture du roman, je me suis totalement perdue dans la généalogie et l’affiliation de ceux-ci. Surtout en ce qui concerne les fidéchiens se disputant le trône d’Océane. S’agit-il d’un Croc-Vengeur, d’un Fière-Patte? Ce n’est qu’à la fin du roman que je me suis rendue compte que l’auteur avait dessiné des arbres généalogiques des clans fidéchiens ce qui m’a permis de combler mes lacunes et d’après coup comprendre certains passages du roman.
Selon moi, il aurait été judicieux de la part de l’auteur de placer ces documents en début d’ouvrage afin que le lecteur puisse les consulter en cas de doutes.

Un autre aspect de l’histoire qu’Arnaud Pirodon aurait pour ma part pu plus exploiter est la croyance de Barthélémus qu’Océane est hantée. Mis à part le fait que les rues de la ville soient le théâtre d’atroces meurtres perpétrés par les égarés, créatures que d’aucuns reléguaient à l’état de légendes, l’auteur nous en révélera bien peu à leur sujet. D’où viennent-ils? A quoi est dû leur état? Nous n’en saurons au final que bien peu de choses.

En parlant de Bathélémus, l’auteur nous le présente comme étant un veilleur. Mais qu’est-ce qu’un veilleur? Quel est son rôle? Après avoir enrôlé Mahoo en tant que « garde du corps » les deux compères partent à l’aventure afin de sauver Océane et écrire son histoire. Malheureusement, on ne saura pas grand-chose de leurs aventures qui pourtant paraissaient très prometteuses. En effets, ils entrent clandestinement dans une maison félichatte pour y voler un artéfact de valeur, embarquent à bord d’un bateau volant pour partir à la recherche d’un personnage illustre qui pourrait bien faire basculer l’avenir de la cité et finalement se retrouvent à arpenter les montagnes à la recherche des dangereuses meutes hurloups. Beaucoup de potentiel qui n’a malheureusement pas été assez développé à mon sens.

Malgré ces petits bémols, il n’en demeure pas moins que « Les Crocs d’Océane » est un roman prenant et très agréable à lire. L’écriture simple et soutenue ainsi que le sens du suspense de l’auteur y sont très certainement pour quelque chose!

La deuxième chose qui m’a décidé à participer à ce partenariat est la magnifique couverture de ce roman. Elle m’a fait penser au dessin animé « Les Trois Mousquetaires » que j’adorai quand j’étais petite et qui mettait également en scène des personnages exclusivement du règne animal. Mais attention, ne vous y fiez pas. De par la rudesse de certaines scènes de combat détaillés, ce livre n’est pas à mettre entre les mains d’enfants.

Finalement, s’agissant du premier roman d’Arnaud Pirodon et auto-édité qui plus est, je dirais que « Les Crocs d’Océane » est le premier tome d’une saga très prometteuse qui mérite de se faire connaitre.

Je suis très certainement partante pour de nouvelles aventures dans le quatrième Empire et me demande ce qu’Arnaud Pirodon nous réserve!

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