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Le Rédempteur tome 1 : Une Lueur dans les Ténèbres – Sébastien Tissandier

Parmi les mystères inexpliqués que relatent certaines légendes, une grande partie d’entre eux sont le fait de créatures surnaturelles. Peu de gens sont les témoins de ces manifestations car une branche secrète de l’Eglise veille et résout ces affaires dans l’ombre : ce sont les Rédempteurs.Un an après la résolution du « Mystère de la bête d’Angles », le Père Martin est envoyé à Tréfonds, une ville minière dont la construction de la voie ferrée souterraine est perturbée par d’étranges meurtres.Aidé par Li-Mei, une Eclaireuse du Siège, le Père Martin tente de dénouer cette énigme. Mais ce qu’ils vont découvrir est sur le point de bouleverser l’ordre établi par le Siège lui-même.
Que cachent les meurtres de Tréfonds ? Pourquoi cette affaire semble-t-elle si liée au mystère de la bête d’Angles ?

Maison d’édition
Boz’Dodor

Appréciation personnelle
Je remercie une nouvelles fois les éditions Boz’Dodor pour ce nouveau partenariat via le forum Au cœur de l’Imaginarium.
Dans ce second tome, le Père Martin est dépêché par le Pape à la ville minière de Tréfonds afin de faire toute la lumière sur les étranges massacres dont la population est victime.

Pour mener à bien cette seconde mission, il sera assisté par Li-Mei, éclaireuse dont le rôle consiste à protéger le rédempteur. Cette dernière m’a fait penser à Lara Croft. Héroïne sens peur, qui n’a pas froid aux yeux et qui se bat telle une lionne lorsque la situation l’impose.

Et ils ne seront pas trop de deux pour mener cette mission à bien et mettre cette nouvelle monstruosité hors d’état de nuire. Sans compter que nos deux protagonistes semblent être dans le collimateur de personnes peu recommandables qui n’hésiteront pas à user de la force pour les empêcher de percer ce mystère. Etrangement, le souvenir de la bête d’Angle n’est pas loin. Ces deux affaires seraient-elles liées ?

Bien que j’aie apprécié le niveau de complexité de l’enquête du Père Martin, plus élaboré dans ce tome que dans le précédent, je n’ai absolument pas accroché à l’univers de Tréfonds proposé par Sébastien Tissandier.

Est-ce le manque de détails sur la ville de Tréfonds ou l’utilisation trop fréquente du mot « acier » pour décrire les divers objets qui pour moi ne collait pas trop à l’image que l’on peut se faire d’une ville minière supposée être triste, sale et pleine de suie ? Je ne suis pas parvenue à me faire une idée claire de l’endroit où se déroulait cette histoire et j’ai donc eu beaucoup de mal à y entrer. Selon moi, l’auteur aurait pu aller plus loin dans l’exploitation de l’univers steampunk que de se contenter de décrire les matériaux des divers objets ou autres lunettes d’aviateur, cliché du genre.

Par contre, comme dit plus haut, l’intrigue est beaucoup plus intéressante que dans le tome précédent. Au moment où l’on pense le Rédempteur et l’Eclaireuse proches du but, un événement vient perturber l’enquête et remettre en question l’identité du coupable.

J’ai également aimé la façon dont Sébastien Tissandier fait évoluer le personnage du Père Martin au fil de ses aventures. Ce dernier semble poursuivi par de vieux démons et possède ce côté mystérieux qui donne envie de poursuivre la lecture pour percer son secret. Hélas, ce n’est pas pour ce tome-ci, qui me laisse avec une foule de question quant au passé du Père.

J’ai donc un avis mitigé concernant ce second tome que je ne considère ni bon, ni mauvais. Mais je lirai sans doute le tome trois pour satisfaire ma curiosité concernant le Père Martin et les démons qui semblent le poursuivre.

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